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| La Havane-Cuba |
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| EL MALECON |
Qui n’a pas rêvé une fois dans sa vie de poser ses pieds sur le Malecon ?
Tout voyage à Cuba commence, qu’on le veuille ou non, par le Malecon. La, plus grande banquette du monde, sept kilomètres bien assis face à l’océan. L’endroit où la ville a rendez-vous avec la mer.
Une mer immense, silencieuse, déserte. Pas une embarcation en vue. A Cuba, les poissons ont l’air bienheureux.
La seule chose à faire sur le Malecon, c’est justement de lui tourner le dos, contemplatif, une bière ou une bouteille de mauvais rhum à la main mais qu’importe pourvu que ça enivre.
Un peu éméché et accompagné par l’ennui irrésistible d’une ville où il ne se passe strictement rien, on regarde sagement le coucher de soleil s’éteindre sur ces immeubles qui ne tiennent plus debout mais qui, miraculeusement, ressuscitent à nouveau en cette fin de journée. A Cuba, la nature fait bien les choses.
De temps en temps, une fille, una mulata avec un cœur en or gravé sur une dent, vous tire la langue comme pour vous dire: « Mi corrazon, non te gusta la chica cubana? ». La Havane commence et se meurt tranquillement sur le Malecon mais qu’importe puisque j’y ai rêvé. |
Nicolas Pascarel
La Havane Cuba 1996-97
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©2008 www.pascarel.com |
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